De l’abîme qui affleure, l’image surgit, vortex sans récit, contraction de possibles dans ce venir-au-monde où sa propre mort est inscrite.
Ici, la série n’est pas un inventaire, ni un ensemble thématique, mais un déploiement continu, amenant à penser l’image (photographique mais aussi le dessin) comme ce qui arrête sans figer.
C’est une pensée du continu — car toute image appartient à un flux, à une transformation dont elle est la trace visible.
La série est une durée, une attention portée à ce qui résiste, déborde, se défait. Non pas le motif mais la tension qui le traverse — ce moment précis où la matière vivante commence à fuir.
Des processus, des corps, des matières en tension. Chaque série suit une transformation jusqu’à son point de rupture — là où la forme cède, où quelque chose disparaît avant de devenir autre chose. Ce ne sont pas des sujets. Ce sont des états…



